
En cet après-midi ensoleillé accompagné d’un vent froid venu du Nord, le Racing et les Girondins de Bordeaux se sont quittés sur un score de parité 1-1. Un résultat encourageant pour les bleus, logique et mérité vu la physionomie de la rencontre, et qui a le mérite de conforter la victoire obtenue à Metz. Les bleus se retrouvent désormais à la 9ème place au classement avant de se déplacer à Lille, dans 7 jours.
Avec cet horaire inhabituel (Rappelons que la ligue décala l’horaire des matchs du samedi à 16h pour laisser la possibilité à tous d’assister à la finale de la coupe du monde de rugby), les spectateurs alsaciens ont été quelque peu déboussolé dans leur organisation. Aussi à 10 minutes du coup d’envoi, nombreux étaient encore ceux qui étaient à l’extérieur de l’enceinte à vouloir pénétrer au stade. Plus de peur que de mal car au final ce n’est pas moins de 20000 fidèles qui vinrent assister à ce match.
Dans cette rencontre, chaque équipe aura dominé sa mi-temps. Celle du Racing fût la première. Très présents au pressing, les bleus récupèrent beaucoup de ballons, jouent vite et bien, trouvent des intervalles et parviennent à créer du danger. Alvaro Santos, placé à la point de l’attaque alsacienne en lieu et place de Renteria (rentré seulement hier de son match international avec la Colombie), se procure la première occasion au bout de seulement 8 minutes de jeu. Lancé dans la profondeur, le brésilien croise malheureusement trop sa frappe qui passe à côté. Les girondins ont beaucoup de mal dans cette première mi-temps, hésitent dans leur placement et affichent un visage bien timoré. Les bleus n’en demandent pas moins et en profitent : sur un énième déboulé de Mouloungui sur l’aile gauche, celui-ci centre parfaitement en retrait pour Gameiro qui réalise alors le geste technique parfait : Contrôle du gauche orienté et frappe en pivot qui termine dans le petit filet. Magnifique ! (1-0, 15ème minute). Ce but ne réveille pas plus les girondins qui peinent à trouver le seul Bellion en pointe. Ils parviennent néanmoins à se procurer une belle occasion à la 34ème minute, où Diarra reprend des 20 mètres un centre de Jurietti mais Cassard veille au grain et réalise une belle parade. Côté Racing, peu de choses à se mettre sous la dent : malgré un jeu présent, la seule vrai autre occasion est un coup franc excentré tiré directement par Cohade mais Ramé détourne au dessus de sa barre.
Laurent Blanc, l’entraîneur des girondins, a bien senti que son dispositif tactique n’était pas bon. Il décide de sortir à la mi-temps Chalmé, l’arrière droit, pour placer Chamakh à la pointe de l’attaque. Le changement se fait aussitôt ressentir dans le jeu : les bordelais confisquent totalement le ballon aux bleus en ce début de deuxième mi-temps. Les girondins poussent et récupère très haut les ballons, le Racing tente de résister mais finit par craquer à la 62ème minute : sur un nouveau corner, le ballon arrive au 2ème poteau où Bellion, totalement seul, fusille Cassard pour égaliser.
Dès lors le match se débride, la tension monte et les contacts se multiplient, au détriment du jeu. Dans la foulée, Chamakh se procure une énorme occasion mais sa tête finit heureusement sur la barre. Ouf ! La chance girondine est passée. Celle du Racing arrive : sur un très beau mouvement collectif, le ballon arrive dans les pieds de Ducrocq sur l’aile droite, qui centre en retrait aux abords de la surface pour Rodrigo qui place une frappe puissante du plat du pied que Ramé parvient à détourner en corner. 1-1, score final.
Alors, que retenir de ce match ? Un point déjà, face à un candidat sérieux à la ligue des champions, c’est toujours ça de pris. Ensuite, dans la manière, on peut dire que le bloc collectif du Racing a été cohérent. Individuellement, on a assisté à relativement peu d’erreurs et à une bonne débauche d’énergie des bleus. Le match était ouvert et les 20000 spectateurs ont pu assisté à beaucoup d’occasions de part et d’autre. Un spectacle sympathique et agréable, comme on aimerait en voir pourquoi pas plus souvent les samedis après-midi, à l’image de ce qui se passe en Allemagne ou en Angleterre.