« On se doutait bien que nous ne connaîtrions pas une saison à zéro défaite. On espérait perdre le plus tard possible, c'est tout ». En ces quelques mots, le président Ginestet résume tout. Le Racing, étincelant contre Nîmes, n’est plus le leader invaincu que tout le monde veut faire chuter. Attendu par des angevins meurtris par un début de saison difficile et une cascade de forfaits, nos joueurs sont tombés face à la hargne d’une équipe qui n’avait que pour seul objectif d’être la première à accrocher le Racing à son tableau de chasse cette saison.
Photo: www.angers-sco.fr
Les angevins ne s’en cachaient d’ailleurs pas : « Lundi nous étions les premiers supporters de Strasbourg face à Nîmes, car de cette façon, nous avions une chance d’être les premiers à les battre » affirmait même un des joueurs d’Angers cette semaine. C’est dire si le statut d’invaincu pesait sur les épaules des joueurs alsaciens. « Nous perdons notre invincibilité et c'est un poids en moins pour l'équipe » dira d’ailleurs Furlan à la fin du match… et il n’a peut-être pas tort… car désormais, si les Strasbourgeois seront très certainement toujours attendus en tant que candidats à la montée, ils ne seront plus l’équipe qu’on veut être les premiers à battre et les joueurs du Racing, ayant connu la défaite, en auront peut-être moins peur et seront plus libérés.
Maintenant, il s’agit de réagir. Une défaite, c’est loin d’être grave… surtout quand on n’en connaît qu’une seule en 10 rencontres. Mais désormais il faut repartir de l’avant. L’équipe, le staff et les joueurs vont devoir réagir et proposer une prestation d’une autre qualité face à Troyes, vendredi prochain à La Meinau. Mais « L'équipe est plus à l'aise quand elle est vexée et bousculée » assure Furlan et nul doute que cette défaite va les remotiver. Ainsi, leur baisse de régime en fin de match à Clermont, où ils avaient perdu 2 points en ne sachant pas gérer la fin de match les avaient remotivés avant cette grosse victoire contre Nîmes. Gageons que cette fois-ci, ce soit Troyes qui subira les foudres de la révolte Strasbourgeoise.
Quoi qu’il en soit, si nous espérons une révolte lors du prochain match, il faudra tout de même travailler le contenu des matchs à l’extérieur, bien moins maîtrisés que ceux à domicile. « Ce match est à l'image de nos autres matches à l'extérieur, dira d’ailleurs Furlan en fin de rencontre. Nous avons toujours beaucoup souffert en déplacement où nous avons souvent arraché des points assez miraculeux. A domicile, nous avons plus de maîtrise. A l'extérieur, nous sommes encore à la recherche de cette maîtrise ».
Et cette maîtrise, il va falloir l’acquérir asse vite car si c’est à Angers que le Racing a perdu sa virginité, il aurait pu en être autrement. Ainsi, à Sedan, Brest ou Clermont, cela aurait pu tourner moins en notre faveur. Et si la montée est un réel objectif, on ne pourra se contenter de remporter uniquement les matchs à domicile. La montée se jouera hors de nos bases et ce sont les équipes qui prendront le plus de points à l’extérieur qui remonteront…
Désormais, le Racing n’est donc plus invaincu et il n’aura même pas eu le plaisir d’être la dernière équipe d’en cet état. Boulogne, maintenu de justesse en L2 l’an passé n’a toujours pas connu la défaite et pointe juste derrière notre équipe… Reste à savoir… qui aura sa peau ?