Dans un interview donné au journal L'Alsace ce matin, Jean-Claude Plessis, qui va s'engager pour cinq années en tant que président salarié a dévoilé ses plans. Il a confirmé que les actionnaires londonniens resteraient, qu'ils investiraient pour remonter en L1, qu'aucun joueur ne sera vendu en juin et qu'Isenegger est hors jeu: "Il y avait une volonté commune. Pour eux, de faire venir quelqu’un qui, je crois, n’a pas mauvaise réputation dans le foot. Pour moi, de revenir dans un milieu qui me manquait. Ça me travaillait. La LFP ne m'a pas dissuadé mais elle m’a mis en garde contre tout ce qui s’était passé au Racing depuis trois mois. À la Ligue, ce sont tous des potes. Je leur ai répondu que s’ils avaient des doutes, il fallait qu’ils les étayent. J'arrive avec les pleins pouvoirs. Je ne viens pas faire du tricot. J’ai passé l’âge de m’emmerder. Il est même question que je prenne une participation dans le capital du club. Les propriétaires veulent travailler sur le long terme. Ils m’ont demandé de leur proposer un organigramme. Je vais me mettre au boulot. Parce que si on ne fait rien, on court à la catastrophe. Nous sommes partis sur la base d’un contrat de cinq ans comme président salarié. Ils avaient besoin de......................
.......................... moi et je suis très content de venir à Strasbourg. Pardonnez l’expression, mais le Racing, ce n’est pas de la merde. En l’achetant, les propriétaires ont même fait une bonne affaire. Mon épouse est ravie. Pour moi, c’est un super challenge à relever. Mon premier objectif est de rencontrer les joueurs, les salariés, l’environnement. Parce qu’aujourd’hui, le club est mal. Voir des matches de Ligue 2, ça ne m’enchante guère. Mais de National… Si le club tombe, je vous garantis qu’il n’y aura plus grand-monde pour le racheter. Depuis quinze ans, le Racing est en difficulté. Mais il a toujours un énorme potentiel. La priorité, c’est de se donner ceux de remonter en L1, même si pour l’instant, c’est d’abord de se sauver. Si les propriétaires veulent s’investir à long terme, il va falloir calmer toutes les tensions. D’habitude, j’ai tendance à sortir la mitraillette. Là, il va me falloir un goupillon (rires). Nous allons devoir faire la paix avec le groupe alsacien, parce que le club est vraiment mal et qu’il a besoin de tout le monde. Pour Isenegger c’est réglé. Isenegger n’est pas agent, il est avocat. Il n’interviendra dans aucun transfert, ni sur les départs, ni sur les arrivées. Qu’il ait un rôle au conseil de surveillance aux côtés des actionnaires, à la limite, je m’en fous. Mais il n’aura rien à voir avec la gestion sportive. J’ai prévenu les propriétaires : s’ils pensaient vendre les meilleurs joueurs cet été pour réaliser des plus-values, ils doivent oublier. J’ai beaucoup d’estime pour Rolland, mais ce qui s’est passé mardi sur RMC, c’était n’importe quoi. Courbis, on n’en parle plus. J’ai eu au téléphone Pascal Janin, sur lequel je n’ai aucun a priori, pour lui dire que je comptais sur lui pour tirer le Racing de ce mauvais pas. Janin et ses joueurs sont déstabilisés par ce qui se passe. Je les comprends. J’ai du respect pour Frédéric Dobraje que je connais depuis longtemps, mais ce n’est pas la question du jour, pas du tout d’actualité. Pour l’instant, je vais m’efforcer de redonner confiance à tout le monde. Aux élus, aux supporters, aux joueurs, au staff et aux salariés que je vais rencontrer. Je ne m’inquiète pas, parce que le Racing, c’est quand même quelque chose. Peut-être qu'un directeur sportif sera nommé. Mais rien n’est sûr. Ce qui l’est, c’est que je ne prendrai pas de décision, tant que je n’aurai pas fait un état des lieux sur place. Je choisirai moi-même les gens qui m’assisteront. Il faut travailler sérieusement, tailler dans le vif s’il le faut, mais sans brutaliser tout le monde. Il y a au Racing des compétences. Le club n’est pas exsangue. Il a juste eu mal à la tête ces derniers mois. Je ne suis pas un homme d’argent, même si je n’ai pas dit que je serai bénévole. Je suis un homme de passion et ce challenge est passionnant."